Création d’un champ semencier et de production annuel de 300 000 plants de cacao hybrides et bananier plantains protégés vis-à-vis des phytopathogènes à l’aide de des formulations à bases des poudres de coquilles d’huitres

Le projet de production intensives des semences ‘’vaccinés’’ de cacaoyers et de bananier plantains à base des formulations aux coquilles d’huitres dans un contexte environnementale durable vise à long terme de faire du Cameroun, le premier pays producteur de cacao et plantain bio en Afrique avant 2035 en s’appuyant sur un ensemble de technologies innovantes et révolutionnaires. En effet ces technologies sont les fruits de mes activités de recherches en protection des cultures axé sur l’assainissement des sols des pépinières et/ ou des graines au moyen des formulations à base des coquilles d’huitres qui foisonnent les côtes camerounaises afin de produire les semences biologiques résistants aux phytopathogènes. Ces travaux ont fait l’objet d’un brevet d’invention enregistré au numéro No18086 à l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuel sous le titre ’’Utilisation des composés de dérivés de la chitine pour la production des semences résistant au phytopathogènes’’.La présente innovation transformé en activité génératrice de revenu et porté par ma ‘’ start up’’ dénommé ‘’TUNES SEEDS ‘’a pour ambition de contribuer à la production et la vulgarisation des semences améliorées et des techniques innovantes de production bio. Le projet a trois composantes. La première est la production à grande échelle des semences de cacao et bananiers plantains sélectionnés à l’aide des outils biotechnologies innovants (coquilles d’huitres et flocons secs de Tithonia diversifolia) et leur vulgarisation auprès des Petites et Moyennes Entreprises Agricoles (PMEA) camerounaises ou de la sous-région Afrique Centrale (Fig. 1).

Figure 1

La deuxième vise à produire à l’échelle semi-industrielle et à distribuer les outils biotechnologiques (biofertilisants, Biopesticides, biostimulants) utilisés pour la production des biocultures en général (Fig. 2). La troisième vise la création des champs semenciers selon les normes conventionnelles et la distribution auprès des planteurs des hybrides ciblés en fonction des objectifs définis. Ce projet qui intègre les lignes directrices du Plan de relance de développement de la filiale cacaoyère et bananier plantain à l’horizon 2035 devrait donc permettre de répondre à un certain nombre d’enjeux majeurs de développement adossés à la filière bananier plantain et cacaoyers à l’instar de la sécurité alimentaire et la création des richesses en milieu rurale.

Le présent projet de production des semences résistants aux phytopathogènes a pour objectif global de garantir la production exponentielle et la gestion durable des filières banane-plantains et cacao afin de contribuer à l’amélioration de la sécurité financière, alimentaires ainsi que les conditions de vie des paysans de la région du centre et du sud. A cet, effet, il sera axé sur quatre piliers à savoir : l’amélioration des systèmes de production des semences en milieu paysan, la gestion des ressources naturelles dans les chaines de productions semencière avec un accent sur la gestion de la fertilité et la qualité sanitaire des sols dans les exploitations semencières au moyen des biofertilisants, biostimulants et biofongicides. En fin la valorisation des résultats de la recherche en protection des cultures sur les systèmes de production semencières par le transfert des innovations technologiques auprès des paysans en langue vernaculaire. D’après ce qui précède, la situation de référence sur les systèmes semenciers des filières banane plantain et cacao dans le pays sera connue et les techniques de gestion de l’assainissement des sols dans les unités semencières au moyen des biofertilisants produits localement seront maîtrisées. De même les champs semenciers ainsi que les innovations technologiques seront diffués et mises en pratique par les acteurs. De ce fait, les paysans, les entreprises privés, étatiques et les particuliers sont les bénéficiaires majeurs de ce projet avec une mention particulière pour les paysans vivant en milieu rurale et les jeunes diplômés sans-emplois. Aujourd’hui nous avons déjà créé trois pépinières de production des plants de cacao et bananiers plantains vaccinés dans trois villages dans les régions du centre et sud. Notre appui conseil a permis la création de deux champs semenciers pour les particuliers dans la région de l’EST-Cameroun (Dimako). Cette nouvelle initiative semencière louable permettra de redonner le blason aux jeunes agriculteurs camerounais par la création d’une nouvelle activité génératrice de revenue via les micro-unités semencières dans chaque arrondissement des régions cibles selon les normes de bonne pratiques agricole. A côté de ce dernier, on notera l’augmentation du seuil de revenue économique et le taux de scolarisation des progénitures de jeunes paysans. L’autre aspect fondamental de ce projet sera de contribuer à la professionnalisation de la formation universitaire au Cameroun. Cette formation à la production Bio sera dirigée vers les étudiants et aussi vers les populations. De plus, un accent particulier sera d’utiliser prioritairement la main œuvre estudiantine afin de les familiariser à l’environnement agricole.

Au Cameroun comme partout ailleurs en Afrique, le secteur agricole est en majorité constitué de jeunes de moins de 25 ans (62,4%) sur environ 6 622 000 agriculteurs. Malgré cette implication, une frange de la population vit en deçà du seuil de pauvreté (83,5 %) dû à plusieurs contraintes tels que la fertilité décroissante des sols, les contraintes parasitaires, le coût élevé des intrants agricoles, le manque criard des semences. En effet, le marché du matériel végétal (cacaoyers et bananiers plantains) au Cameroun est un marché fort déséquilibré avec une offre annuelle moyenne de 5 à 6 millions de plants pour une demande de près de 20 millions de plants. De plus les sols utilisés pour produire ces semences ne sont pas assainies ou sont prélevés dans les endroits contaminés par les pathogènes qui constituent un vecteur pour la dissémination des maladies en pépinière et en champs. Les effets des pathogènes telluriques au niveau des pépinières et les écarts de rendements en milieu paysan font des semences une « denrée rare et une mine d’or » pour les paysans. De plus les effets alarmants des pesticides chimiques sur l’environnement et la santé publique ne sont plus démontrés. De ce fait, la protection des cultures à ce jour est un secteur en pleine évolution, aussi bien en termes de concepts que d’acteurs. Les débats autour de l’agriculture biologique, des OGM, de la pollution des nappes, des résidus de pesticides dans les aliments ou encore sur l’agriculture raisonnée, le démontrent parfaitement. Le marché des biopesticides au Cameroun est une niche inexplorée. Le présent projet permettra la création de plus 150 emplois jeunes au niveau de chaque bassin semencier et générera des revenus pour la structure. De plus plusieurs micro-unités semencière seront créés par les paysans et les autres riverains.

Paul Martial Tene Tayo, Cameroun

8 comments

  1. Projet plus que intéressant. L’impact sur le l’écologie, sur la phytoprotection et sur l’amélioration de la production sont des enjeux d’actualité qui sont réunis en un seul projet.

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  2. C’est le début d’un rêve qui commence courage prof le meilleur est à venir . Notre agriculture à besoin de talent comme toi .

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  3. This is a very interesting project that fits well into the current scenario in Cameroon, contributing both in reducing the use of synthetic pesticides in cocoa and plantain farming in Cameroon; and alleviating the financial difficulties of poor farmers to acquire expensive agricultural inputs.

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