Effets des différentes plantes hôtes sur l’établissement des parasitoïdes lâchés et études des interactions entre parasitoïdes- MaviMNPV virus et plantes hôtes pour la gestion durable de Maruca vitrata, ravageur du niébé (Vigna unguiculata L.Walp)

Au Bénin, le niébé n’occupe que 7.8% des superficies totales cultivées et présente des avantages aussi bien sur le plan alimentaire et que sur le plan économique (OBOPAF, 2004). En plus de ses graines, le niébé offre à l’alimentation humaine ses feuilles tendres et ses fanes à l’alimentation animale (Akundabwensi et al., 1991 ; Okeyo-Owuor et al., 1991). Ainsi, la forte pression parasitaire et les maladies constituent la seule contrainte majeure pour la production du niébé (Atachi et al., 1985). Au nombre des ravageurs, la foreuse de gousse, Maruca vitrata Fabricius (Lépidoptèra) est un ravageur très sérieux de niébé dans les régions tropicales et subtropicales de l’Asie, de l’Amérique Latine et de l’Afrique (Liao & Lin, 2000).En Afrique et au Bénin les dommages de ce ravageur sont énormes. Les dégâts causés par M.vitrata sont estimés en une perte de rendement de 30 à 86% (OkeyoOwuor et al., 1983 ; Atachi & Ahohuendo, 1989 ; Singh et al., 1990 ; Tamò et al.,2003).Au cours de son développement, les chenilles de cet insecte se nourrissent des pédoncules, des boutons floraux, des fleurs et gousses encore fraîches (Okech & Saxena, 1990) Dans le cas particulier de la lutte contre M. vitrata, la lutte chimique est bien établie et fait appel à l’utilisation d’une large gamme d’insecticides (Atachi & Sourokou, 1989 ; Singh et al., 1990). Malgré l’établissement de cette méthode de lutte contre M. vitrata sur le niébé, elle ne serait pas envisageable dans les régions où ses feuilles sont consommées comme légume à cause de la toxicité des insecticides (Okeyo-Owuor et al., 1991). A cause des problèmes que pose l’utilisation des pesticides, d’autres méthodes de lutte visant une réduction de l’intensité d’application des pesticides ont été mises au point. Il s’agit de la lutte par la résistance variétale, par la pratique culturale et la lutte biologique, de nouvelles méthodes efficaces pour la gestion de M. vitrata. La lutte biologique étant l’utilisation des ennemis naturels, ne peut être considérée comme une panacée universelle susceptible de protéger toute culture contre les ravageurs. Pour la réussite de cette lutte la connaissance de plantes hôtes alternatives qui herbergent M. vitrata s’avère nécessaire. Parmi les plantes hôtes de M.vitrata ; on peut citer également: Lonchocarpus sericeus ; Tephrosia platycarpa ; Pueraria phaseolides ; Sesbania rostrata et Pterocarpus sericeus. Ainsi ces plantes hôtes seront les cibles de lâchers des parasitoïdes afin de réduire considérablement la population de M. vitrata avant la saison de culture du niébé. Dans cette perspective, Plusieurs parasitoïdes ont été identifiés et lâchés notamment, Apanteles taragamae ; Phanerotoma Syleptae ; Therophilus javanus. En plus des parasitoides , l’efficacité de MaviMNPV virus (Biovirus) a été démontré dans la gestion de M. vitrata (Sokame et al., 2015). D’autre part on a les parasitoïdes endogènes comme Dolichogenidea sp. et Phanerotoma leucobasis dont leurs taux de parasitisme se ressentent de plus en plus ces dernières années. La présente étude permettra de ressortir l’interaction entre parasitoïdes endogènes ; exotiques ; plantes hôtes et MaviMNPVvirus.

dègât de M.vitrata sur gousse de nièbè

L’objectif général est d’étudier les interactions entre les parasitoïdes, MaviMNPVvirus et les plantes hôtes pour la gestion écologiquement durable de M. vitrata.

De façon spécifique il s’agira de

  1. Evaluer quelques paramètres biologiques de Dolichogenidea sp. et Phanerotoma leucobasis.
  2. Déterminer les plantes hôtes préférées par Chaque parasitoïde (Dolichogenidea sp. ;Phanerotoma leucobasis ;Therophilus javanus ; Phanerotoma syleptae ; Apanteles taragamae) au laboratoire (Olfactomètre).
  3. Etudier les interactions entre parasitoïdes exotiques (Therophilus javanus ; Phanerotoma syleptae ; Apanteles taragamae) et MaviMNPVvirus au laboratoire.
  4. Etudier les interactions entre parasitoïdes endogènes (Dolichogenidea sp.et Phanerotoma leucobasis) et Parasitoïdes exotiques sur les plantes hôtes.

Méthodologie

  • L’élevage de ces insectes se font déjà au sein de la station de l’IITA /Bénin. Ainsi nous aurons à produire en masse ces insectes qui vont nous servir pour la réalisation des différentes études. plusieurs paramètres seront étudiés sur ces insectes : Cycle de développement-fécondité-longévité-Taux moyen de suivi-taux moyen de parasitisme.
  • Détermination des plantes hôtes préférées par Chaque parasitoïde (Dolichogenidea sp.; Phanerotoma leucobasis ;Therophilus javanus ; Phanerotoma syleptae ; Apanteles taragamae) au laboratoire.Ce travail se fera au laboratoire de l’IITA (Olfactomètre)
  • Donc j’aurai à faire plusieurs prospections dans le cadre de ce travail d’où la nécessité de votre soutien.
  • Tous les travaux concernant les interactions parasitoides se feront entre le terrain et le laboratoire. Entre autre nous aurons besoin de plusieurs équipements dont les bottes ,manchots fabriqués des filets ,de coup coup et d’une moto pour le déplacement. Le carburant (l’essence) sera pris régulièrement. Ce projet permettra de contribuer à résoudre un problème majeur au Bénin où M.Vitrata sévit.

AGONSE Gbedjlonou Hilaire, Benin

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