Faire intervenir le système d’information géographique (SIG) dans la surveillance des maladies agricoles

L’agriculture constitue la principale source de revenu de 80% de la population pauvre dans le monde. Offrir à cette population, aux agents de développement sur le terrain ainsi qu’aux décideurs politiques des outils qui leur  permettent de suivre de manière spatio-temporelle l’évolution des maladies  agricoles s’avère important. C’est ainsi que est née l’idée du SIG pour la surveillance des maladies agricoles.

Qu’est-ce que SIG pour la surveillance des maladies agricoles

Le SIG est un outil d’aide à la décision précieux  qui,  peut aider dans l’orientation des politiques, des stratégiques  et des pratiques pour la protection des cultures. SIG pour la surveillance des maladies agricoles est une idée qui consiste à mettre en place un centre géomatique en surveillance des maladies des cultures spécialisé dans le géo-référencement et la production cartographique (itérative et interactive) de l’évolution des maladies virales, bactériennes, fongiques et des ravageurs des cultures vivrières (Manioc, Mais, Banane)  ainsi que les pratiques et approches de lutte contre celles-ci au niveau des communautés   en Afrique centrale en vue des prises décisions durables dans les stratégies de protection.

Etapes d’implémentation et Acteurs impliqués

Les étapes de la réalisation de l’idée consiste : à l’élaboration des documents spécifiques de base (juridiques et techniques) pour le fonctionnement du centre ; la mobilisation d’infrastructures et équipements nécessaires (lieu de travail, matériels informatiques et de collecte des données géo-référencées, les logiciels SIG, i-application de vulgarisation des cartes itératives et interactives,…) ; la production et la diffusion trimestrielle des cartes itératives et interactives de l’évolution des maladies et des ravageurs des cultures vivrières ainsi que des pratiques de lutte durable en Afrique centrale ; .

Un partenariat avec des acteurs impliqués (services du ministère de l’agriculture, centres recherches et projets)  dans la surveillance des maladies et ravageurs au niveau local, national et régional devra faciliter la collecte des données géo-référencées sur l’état des maladies des cultures vivrières en vue de profiler celles-ci à l’aide de la cartographie en tenant compte des besoins des agriculteurs ainsi que d’autres parties prenantes dans le secteur agricole au niveau de l’Afrique de centrale.

Bénéficiaires

Les données fournies par le centre seront d’une importance capitale dans la mobilisation des approches de lutte, de contention et d’éradication des maladies des cultures vivrières tant chez les agriculteurs qu’au niveau des centres recherches agricoles et des instances étatiques ayant en charge la mise œuvre et la gestion des politiques agricoles.

 Les agriculteurs  seront les premiers bénéficiaires ces données ; car, ils pourront accéder à la cartographie interactive  de leurs zones agroclimatiques au moyen d’une application numérique pour suivre  l’évolution des maladies susceptibles d’attaquer leurs cultures ainsi que géo-localiser les pratiques  traditionnelles et innovantes de lutte disponible, en vue d’assurer une productivité soutenue de leurs campagnes agricoles.

Les centres de recherche agricoles, les acteurs de développement ainsi que les politiques en second plan, pourront utiliser les données géo-référencées des maladies des cultures vivrières pour le développement des nouvelles technologies et approches de lutte.

Impacts

L’accès aux données cartographiques des maladies des cultures vivrières permettra aux agriculteurs d’avoir l’information nécessaire sur l’évolution des maladies des cultures pour une meilleure planification en termes de choix des variétés à utiliser, d’itinéraire technique à appliquer  pour mieux  protéger leurs  cultures ; ce qui, permettrait de garantir un rendement agricole soutenu au sein des ménages et d’éradiquer tant soit peu la pauvreté.

Hormis les petits producteurs, l’accès aux données cartographiques des maladies des cultures vivrières sera d’une grande utilité pour les agents de développement, les institutions des recherches et les décideurs politiques dans leurs actions concertées de mise en œuvre des politiques de surveillance et éradication des maladies cultures vivrières.

Motivation

Notre expérience en cartographiant  l’incidence et  la sévérité de la mosaïque ainsi que la maladie racinaire du manioc en République Démocratique du Congo tout au long du projet WAVE (West African Virus Epidemiology for food security), nous permis de comprendre qu’il était possible  d’intégrer l’approche SIG dans la surveillance des maladies des cultures vivrières comme un outil prépondérant pour une meilleure orientation des décisions. Ce constat positif, nous motive et nous permet de croire que  l’implication du SIG dans la surveillance des maladies pourrait contribuer à soutenir la productivité au niveau des producteurs, aider les institutions étatiques à la formulation des politiques de protection durable des cultures.

Eden Mvuenga Mbelo, République Démocratique du Congo

134 comments

  1. le SIG est devenue indispensable dans le domaine de l’ agriculture, c est une solution efficace pour le développement agricole. bonne initiative ingénieur.

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  2. Voici les jeunes qu’il faut encourager pour le développement du Congo et du monde. Va de l’avant Eden!

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    1. C’est un très bon projet. J’apprécie vraiment l’initiative parce que j’ai déjà travaillé dans un projet comme celui-ci sauf que c’était cette fois-là sur la surveillance des épidémies et épizooties

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  3. Aujourd’hui à travers le monde, l’agriculture constitue un moteur inestimable pour le développement d’un pays mais l’inexpérience, et le non connaissance en question de culture vivrière font en sorte que ce secteur aussi important reste inexploitable…grâce à ce projet #éden nous espérons une grande production et une promotion du secteur agricole…. nous sommes derrière toi bro!

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