Protection of peanut crops against aflatoxin

Mon idée de projet se base sur la protection de la culture d’arachide contre l’aflatoxine (Cf image 1). Suite à mon projet de mémoire de master 2, plusieurs questionnements se sont réveillés en moi, plusieurs idées ont été dans ma tête. Quelles solutions peut-on opter face à ce problème ? A ce fléau qui handicape tant l’économie de mon pays? Parce qu’il s’agit bien d’un fléau. En effet mon sujet de mémoire porte sur ʺLe profil de contamination en aflatoxines des produits dérivés d’arachide vendus dans les marchés de Dakarʺ. J’avais des échantillons de pâte d’arachide et de chocolat à tartiner à base de cacahuètes (Cf image 2). Mes résultats ont montré de forts taux en aflatoxine, un problème de sécurité sanitaire se pose surtout que l’arachide reste un aliment de base dans mon pays. En effet, au Sénégal, la filière arachidière est aujourd’hui exposée aux méfaits de l’aflatoxine qui est une substance toxique secrétée par un champignon du genre Aspergillus flavus. L’aflatoxine constitue un danger dans l’assiette de l’homme (car classée comme cancérogène de groupe 1). Au Sénégal, près de 80% des cancers du foie sont liés à l’aflatoxine. Elle est surtout un frein pour l’exportation de l’arachide. Les pertes dues à l’aflatoxine sont estimés à 161 millions de dollars U/an. Je rappelle que la norme de l’UE est en vigueur pour l’exportation de l’arachide. Elle est fixée à 4ppb pour les graines brutes.

Figure 1

L’idée se porte essentiellement sur la lutte contre l’aflatoxine qui contamine les graines d’arachide, tout au long de la chaine de culture, surtout durant le séchage et le stockage. Donc, pour aller dans le fond, cette idée se base sur la lutte contre l’aflatoxine à partir d’un fongicide naturel qui est l’Azadirachta indica, le margousier en français ou encore appelé Neem au Sénégal, elle porte aussi sur un système de séchage des gousses après la récolte avec des séchoirs solaires et le stockage des graines dans des silos en métal.

Figure 2

C’est un projet qui est très faisable du fait de la présence du margousier dans le pays, sa facilité d’extraction (huile, feuilles, écorce) et ses précédents résultats satisfaisants sur certaines pathologie, insectes et moisissures de cultures.

Je veux expérimenter l’effet de l’Azadirachta indica, surtout les feuilles, sur les graines d’arachides vis à vis du problème de l’aflatoxine. Expérimenter aussi l’effet des silos en métal en milieu rural et l’impact de séchoirs solaires lors du séchage des gousses.

Techniquement, cette idée de projet est réalisable au Sénégal car le Neem est très facile d’accès, l’énergie solaire abondante et inépuisable (avec des températures allant à 45°C en milieu rural), une main d’œuvre jeune et expérimenté pour la construction de silo ou entrepôt en métal.

De plus sur le plan social-économique, les ressources naturelles locales seront valorisées au profit de la population du monde rural. En perspective la production de substrat de Neem, les intrants pour la construction de silo en métal avec des partenaires locaux pourraient éventuellement s’effectuer à grande échelle. Ce qui participera à l’essor socio-économique du pays.

Pour développer ce projet, il est nécessaire de savoir la production en moyenne de l’Azadirachta indica en graines et/ou feuilles, pour pouvoir réutiliser la matière première parallèlement au cycle de l’arachide et de façon durable. Il se vérifie que cet arbre est de type vivace, avec un feuillage persistant, il vit sous un climat ensoleillé avec un type de sol sableux et bien drainé, comme celui de l’arachide.

La protection de la culture d’arachide contre cette moisissure nuisible à la santé de l’homme et au développement socio-économique de mon pays, pour ainsi assurer la sécurité alimentaire et booster l’exportation, tels sont mes objectifs vis-à-vis de ce projet. Cette idée de projet aura des impacts sociaux positifs car elle permettra :

  • D’avoir des résultats concrets et scientifiques sur l’efficacité du Neem
    l’aflatoxine car peu d’études ont été menées sur cela.
  • La construction de silos modernes et accessibles aux paysans
  • La création d’emplois dans les zones rurales pour la cueillette et la transformation de la matière première
  • Eradiquer ainsi la pauvreté avec l’appui des mains d’œuvres
  • La valorisation des partenaires locaux
  • D’assurer un bon rendement aux producteurs qui pourront vendre de la de bonne qualité
  • La transformation de ces graines de bonne qualité en produits sains et propre à la consommation (huile, beurre d’arachide)
  • D’exporter la production d’arachide et ses produits dérivés avec des taux inférieurs à la norme en vigueur, et ainsi jouer un rôle positif dans le PIB du Sénégal.

Dieynaba Altiné Sarr, Senegal


One comment

  1. Very interesting. I am writing from Senegal and I admit that this kind of initiative once duly realized will be a real push for the exploitation of peanut

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